- La fondation
- Notre approche
La mission : montrer aux jeunes du Kwango qu'il est possible de cultiver la savane, sans défricher les forêts, tout en créant des opportunités économiques locales
Depuis 2026, Colruyt Group Foundation soutient JauneCongo dans le développement d'une ferme-école agroécologique à Pelende, dans la province du Kwango, à proximité de la forêt de N'situ Pelende. Dans cette région, l'agriculture repose traditionnellement sur le défrichement et le brûlis des zones forestières, où les sols sont plus fertiles et l'eau plus accessible. JauneCongo propose une alternative innovante : apprendre aux jeunes à cultiver les terres de savane grâce à des techniques agricoles adaptées à ces conditions plus difficiles. À travers cette formation pratique en agriculture et en entrepreneuriat, les jeunes découvrent comment développer une activité rentable tout en préservant les forêts, en améliorant les sols et en diversifiant l'alimentation de leurs communautés.
JauneCongo n’est pas un organisme de formation classique, mais une entreprise agricole qui démontre chaque jour la viabilité de son approche sur le terrain. À Kimpese, dans le Kongo Central, l’équipe a développé une ferme agroécologique fonctionnelle, qui produit et commercialise une grande diversité de cultures. les techniques de protection du sol (couverture végétale) permettent de lutter contre l'érosion et à terme d'améliorer la qualité du sol. Les activités maraichères étant moins pénibles que d'autres activités agricoles, le projet espère cibler un nombre croissant de jeunes femmes.
JauneCongo apporte aujourd’hui cette expérience concrète au Kwango. L’objectif n’est pas seulement de transmettre des techniques, mais de permettre aux jeunes de constater qu’une agriculture durable peut aussi offrir de réelles perspectives économiques.
26 jeunes participent à la première cohorte pilote et apprennent directement au sein de la nouvelle ferme.
Un apprentissage ancré dans la pratique : soin des sols, compost, biopesticides, planification des cultures, récolte, suivi des coûts et commercialisation.
Des techniques agricoles durables permettent de produire sans devoir constamment défricher de nouvelles zones boisées par la culture sur brûlis.
Une approche entrepreneuriale : les jeunes apprennent auprès d’une entreprise qui produit, commercialise et a développé un modèle agricole économiquement viable.
Après la phase pilote, nous poursuivrons la collaboration pendant au moins un an avec de nouvelles cohortes, ainsi qu'un deuxième cycle de techniques plus avancées pour les cohortes précédentes et le renforcement des compétences commerciales adaptées aux marchés locaux. Et ce, afin de toucher un plus grand nombre de jeunes.
L’ambition va au-delà de la formation individuelle. Les premiers participants peuvent devenir des modèles locaux : des jeunes qui démontrent qu’il est possible de pratiquer l’agriculture autrement, de manière plus durable, plus diversifiée et avec de réelles perspectives économiques. Leur réussite peut donner confiance à d’autres jeunes et favoriser la diffusion de nouvelles pratiques au sein des communautés environnantes.
Au Kwango, les jeunes font face à trois défis étroitement liés.
Environnemental d’abord : dans ce territoire principalement savanicole, cultiver en dehors des galeries forestières est difficile. Le recours à la culture sur brûlis dans les zones boisées peut progressivement appauvrir les sols et pousser à défricher de nouvelles parcelles. La Banque mondiale identifie d’ailleurs l’agriculture sur brûlis comme l’un des principaux moteurs de la déforestation en RDC.
Nutritionnel ensuite : le manioc, particulièrement adapté à ces conditions et aliment de base pour environ 70 % de la population congolaise selon la FAO, occupe une place centrale dans l’alimentation. Mais une alimentation trop peu diversifiée pose problème : au Kwango, la FAO et ses partenaires ont spécifiquement identifié la faible diversité agricole et alimentaire parmi les facteurs critiques affectant les communautés.
Économique enfin : produire ne suffit pas pour générer un revenu durable. La Banque mondiale souligne que l’isolement des producteurs, le manque de stockage et de transformation, les difficultés logistiques et l’incapacité à regrouper des volumes suffisants limitent fortement l’accès des petits producteurs à des marchés rémunérateurs.
Le défi est donc triple : réussir à cultiver durablement les terres de savane, diversifier l’alimentation et transformer l’agriculture en une véritable opportunité économique pour les jeunes.